La vengeance des victimes.
Elle est condamnée, il l’aime, elle l’entraîne dans sa vengeance mortelle.
A la sortie d’un bal, un couple pressé se réfugie dans le vieux cimetière, mais au cours de leurs ébats la jeune femme voit un cadavre sur une tombe et aperçoit une silhouette qui s’éloigne. Elle appelle la police tandis que son compagnon, lui, file en vitesse. Le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli arrivent sur les lieux pour découvrir la très jeune morte abandonnée sur la tombe fleurie d’un grand homme politique originaire des fjords de l’Ouest.
La victime a 16 ans, personne ne la connaît, elle se droguait. Erlendur questionne sa fille Eva Lind, qui connaît bien les milieux de la drogue pour en dépendre. Elle lui fournit des informations précieuses et gênantes à entendre pour un père. Il s’intéresse aussi à la tombe du héros national et va dans les fjords de l’Ouest où il découvre une amitié enfantine et une situation sociale alarmante. La vente des droits de pêche a créé un grand chômage et une émigration intérieure massive vers Reykjavík, dont les alentours se couvrent d’immeubles modernes pour loger les nouveaux arrivants. Sigurdur Oli, lui, s’intéresse plutôt à la jeune femme qui les a appelés.
Le parrain de la drogue, vieux rocker américanisé et proxénète, est enlevé au moment où la police révèle ses relations avec un promoteur immobilier amateur de très jeunes femmes. Pendant ce temps, contre toute déontologie, Sigurdur Oli tombe amoureux de son témoin.
Mon avis :
Deuxième volet de la saga (que je lis dans le désordre), il permet de découvrir certaines choses, d'en savoir un peu plus sur Sigurdur Oli, par exemple.
Ce volet est tout aussi bon que d'autres romans, bien que je l'ai trouvé moins tourmenté. Cela dépend de l'histoire, évidemment, et fort heureusement, ces tourments ne sont pas présents dans tous les romans, ce serait extrêmement redondant. Mais, mais, mais, ... j'aime le côté tourmenté du commissaire, cet aspect m'a donc un peu manqué !
Un meurtre et une mise en avant d'une magouille plausible, voilà ce dont il est question. Une fois de plus, Indridason explore les failles et les méandres de son pays, sans porter de jugements, seulement en expliquant les pourquoi. Ici, il traite des quotas de pêches et de la fuite des hommes vers l'urbanisation. Les quotas ayant entraîné des restrictions, les gens se tournent vers la ville au détriment des villages. Indridason se sert donc de son histoire pour expliquer un fait.
Et si le meurtre sort de l'ordinaire, l'enquête l'est tout autant. En effet, le coupable, on le connaît. Mais est-ce pour autant le cas de la police ?
Une histoire sympathique mais pas la meilleure de la saga. Je pense qu'elle permet d'ancrer les personnages que l'on découvre davantage dans les tomes suivants.
Note : 14/20
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